
Jésus dit : "tous ceux qui sont venus avant moi sont des voleurs et des bandits".
Nous qui venons après lui sommes donc du bon côté de l'histoire : nous sommes avec le bon berger et nous regardons avec horreur tous ces malfaisants qui ont volé et égorgé le troupeau.
Et pourtant ça sert à ça, un troupeau : on se l'approprie, on lui tond la laine sur le dos, et on mange pieusement un agneau à Pâques.
Ceux que Jésus stigmatise ont vécu ce qu’ils considéraient être une existence normale, se sont débrouillés pour s’en sortir au mieux avec le capital social dont ils disposaient, tandis que lui s'oublie lui-même et donne jusqu'à sa vie pour les pécheurs que nous sommes.
Ainsi, en faisant nos affaires ‘en bons pères de famille’ (ou ‘en bonnes mères’, ne soyons pas mesquins) nous sommes les dignes continuateurs des ‘voleurs’ et des ‘bandits’ en question.
Le chemin de Jésus passe par la croix, et c'est en devenant semblable à l'agneau égorgé qu'il accomplit son acte d'amour pour l'humanité.
Bruno
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