Passer de la faim à la vie
En ce cinquième dimanche de Carême, la Parole de Dieu nous parle d’espérance et de vie. Jésus appelle son ami Lazare à sortir du tombeau. « Sors », résonne pour chacun de nous.
Cette parole prend un relief particulier alors que le CCFD-Terre Solidaire nous appelle, une fois encore, à unir nos forces contre la faim et les injustices qui écrasent tant de frères et de sœurs. À travers le monde, plus de 750 millions de personnes souffrent encore de la faim, chiffre en hausse ces dernières années. Et paradoxalement, ce souvent les petits producteurs qui nourrissent la majorité de l’humanité qui ont le plus mal à se nourrir eux-mêmes.
Le Carême, chemin de conversion, nous pousse à transformer notre regard : à quitter les ténèbres de la consommation sans limite pour entrer dans la lumière du partage.
Aujourd’hui par notre prière, notre engagement et notre don au CCFD Terre-Solidaire, nous pouvons devenir signes de résurrection. Nous pouvons aider les communautés à retrouver leur autonomie, à cultiver la terre sans la détruire, à faire germer la paix là où règne la précarité.
Ce dimanche marque le 3ᵉ scrutin des catéchumènes qui se préparent au baptême. C’est un temps d’examen spirituel où le futur baptisé est appelé à se placer devant la grandeur de l’appel de Dieu : il examine sa progression dans la vie chrétienne et est encouragé à lutter contre le mal.
Alex

Quelle journée pour cet aveugle de naissance !
Il n’avait rien demandé et le voilà au cœur de l’attention de TOUS, particulièrement des pharisiens qui lui font passer un interrogatoire plus que poussé.
L’aveugle inlassablement répète ce qu’il a déjà dit : « C’est un prophète ».
Face à des évènements dérangeants, qui remettent en question notre manière de croire ou de penser, posons-nous la question : réagissons-nous comme les pharisiens ou comme l’aveugle ?
Osons-nous affirmer notre foi quitte à être rejeté ?
Acceptons-nous de traverser les difficultés quand elles viennent en choisissant de rester dans la CONFIANCE ?
TOUT UN CHEMIN À VIVRE, COMME L’AVEUGLE.
En ce Temps de Carême, laissons-nous retrouver par le Seigneur et répondons-lui en toute confiance : "Je crois Seigneur".


En demandant à boire à la Samaritaine, Jésus enfreint toute une série de règles et d'interdits sociaux et religieux. En la rejoignant dans son quotidien, en lui demandant d'accomplir pour lui ce qu'elle est venue faire pour elle-même, de lui consacrer un peu de son travail de tous les jours, il provoque une profonde rupture. Car ce faisant, de même qu'en d'autres occasions il se proclamera maître du Sabbat, Jésus ici dépasse les interdits de pureté rituelle, dynamite les conventions sociales, jusqu'à finalement endosser l'identité du Messie des Samaritains, des mécréants qui attendent un prophète quand les Juifs attendent un chef de guerre.
Quand Jésus demande de l'eau à une femme au milieu de la campagne déserte, c'est tout l'équilibre de la foi qui s'en trouve bouleversé.
Bruno
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« Convertissez-vous et croyez à la Bonne Nouvelle » (Mc 1,15)
Le Carême commence par un contraste saisissant : les cendres sur nos fronts mercredi dernier nous rappellent notre fragilité (« Souviens-toi que tu es poussière »), et aujourd’hui, l’Évangile nous montre Jésus conduit par l’Esprit au désert pour y être tenté (Mt 4, 1-11).
Jésus, Fils bien-aimé, vient d’être baptisé ; l’Esprit le pousse non pas vers la gloire immédiate, mais vers le combat. Il jeûne quarante jours, comme le peuple d’Israël au désert, comme Moïse et Élie. Affamé, il affronte trois tentations du diable : le pain à tout prix, le pouvoir sans croix, la provocation de Dieu.
À chaque fois, Jésus répond par la Parole de Dieu : « L’homme ne vit pas seulement de pain, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu » ; « Tu ne mettras pas à l’épreuve le Seigneur ton Dieu » ; « Tu adoreras le Seigneur ton Dieu, et tu le serviras lui seul. »
Ces paroles tirées du Deutéronome nous rappellent que la vraie nourriture est la fidélité à Dieu, que le chemin passe par l’humilité et non par le pouvoir, et que l’adoration revient à Dieu seul.
Ce Carême 2026 est pour nous un temps semblable : l’Esprit nous conduit au « désert » de notre vie – là où nous avons faim de sens, soif de reconnaissance, envie de facilité ou de contrôle. Mais c’est justement dans ce désert que Dieu nous rejoint pour nous fortifier.
Demandons la grâce de nous laisser conduire par l’Esprit, d’écouter sa Parole plus que nos impulsions, et de choisir, jour après jour, la fidélité au Père. Comme Jésus victorieux, nous sortirons de ce temps fortifiés, prêts à annoncer la Bonne Nouvelle de Pâques.
Que ce Carême soit pour chacun un chemin de conversion joyeuse : « Pitié pour moi, mon Dieu, dans ton amour » (Ps 50). Marchons ensemble vers la lumière de la Résurrection !


Dès Mercredi des Cendres, s’ouvre le temps précieux du Carême, ces 40 jours de grâce qui nous conduisent jusqu’à la joie de Pâques. Avec l’imposition des cendres, le prêtre trace sur notre front le signe de la croix et nous redit ces paroles bouleversantes : « Convertissez-vous et croyez à la Bonne Nouvelle » (Mc 1,15).
Ces mots ne sont pas une sentence triste, mais un appel plein d’espérance : oui, nous sommes fragiles, mais l’amour miséricordieux de Dieu est infiniment plus grand que notre poussière ! Le Carême n’est pas un temps de tristesse, mais une aventure joyeuse de conversion du cœur pour renaître à la vie nouvelle en Christ.
Pour vivre ce temps avec fruit, l’Église nous propose trois piliers inséparables :
- La prière plus intense : venez à la messe, reprenez la lecture quotidienne de la Parole de Dieu, redécouvrez le chapelet, l’adoration eucharistique, le Chemin de Croix, ou encore le sacrement de la réconciliation… Chaque minute donnée à Dieu nous transforme !
- Le jeûne : non seulement alimentaire (Mercredi des Cendres et Vendredi Saint pour ceux qui le peuvent en bonne santé), mais aussi jeûne des écrans inutiles, des paroles négatives, des rancunes… pour faire plus de place au Seigneur.
- L’aumône / le partage : ouvrir nos mains et notre cœur aux plus pauvres, près de nous ou au loin, c’est aimer concrètement comme Jésus nous aime.
Programme du jour dans notre communauté :
- 9h30 : Messe des Cendres avec imposition des cendres à Morschwiller le Bas
- 19h00 : Messe des Cendres avec imposition des cendres à Lutterbach
Venez recevoir ce signe humble et fort sur votre front : c’est le début d’un chemin magnifique vers Pâques !
Que ce Carême 2026 soit pour chacun de nous un temps où nous laissons l’Esprit Saint renouveler notre vie intérieure. N’ayons pas peur d’entrer plus profondément dans la prière : c’est là que Jésus nous attend pour nous guérir, nous fortifier et nous préparer à célébrer Sa Résurrection avec un cœur vraiment neuf.
« Revenez à moi de tout votre cœur » dit le Seigneur (Jl 2,12). Répondons généreusement à cet appel aujourd’hui !
Belle et sainte entrée en Carême à tous ! Que Marie, Mère du Bel Amour, nous accompagne sur ce chemin vers Pâques.
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Ce dimanche 1er février 2026, 4e dimanche du Temps ordinaire, l’Évangile de Luc nous plonge dans la synagogue de Nazareth. Jésus proclame l’accomplissement de la prophétie d’Isaïe : l’Esprit du Seigneur l’a oint pour annoncer la Bonne Nouvelle aux pauvres, la libération aux captifs, la vue aux aveugles, la liberté aux opprimés. Sa Parole est vivante, libératrice, mais elle dérange aussi : admiration puis colère chez ses auditeurs.
Ce Weekend porte une joie particulière pour notre communauté d’Heimsbrunn (Messe de la fête patronale le 31 janvier 2026 à 17h30), où nous célébrons la fête patronale des Saints Projet et Amarin. Selon le Martyrologe, ces deux martyrs – Projet (Prix), évêque de Clermont, et Amarin, abbé bénédictin dans les Vosges alsaciennes – sont honorés le 25 janvier. Dans notre paroisse, la tradition les célèbre un dimanche proche du début février, pour rassembler tous les fidèles.
Martyrs vers 676 près de Volvic, Projet et Amarin ont témoigné jusqu’au bout de leur fidélité au Christ. Leur exemple nous rappelle que la Parole de Dieu, quand elle est accueillie pleinement, demande un engagement radical, mais porte aussi lumière et fruit pour les générations.
En ce dimanche, invoquons leur intercession : qu’ils nous aident à écouter la Parole avec un cœur ouvert, à la laisser nous guérir et nous transformer, même quand elle bouscule nos habitudes. Que leur courage nous inspire à devenir de vrais porteurs de cette Bonne Nouvelle qui libère et réconcilie.
Bonne fête patronale à toute la paroisse d’Heimsbrunn ! Que Saints Projet et Amarin veillent sur l’église, le village. Et que la Parole du Seigneur continue de résonner parmi nous et de porter du fruit en abondance.


« Que la parole du Christ habite parmi vous » (Col 3,16)
Ce dimanche, l’Église célèbre avec joie le Dimanche de la Parole de Dieu, instauré par le pape François pour nous rappeler que la Bible n’est pas un simple livre ancien, mais la Parole vivante qui nous rejoint aujourd’hui.
Le thème choisi cette année – « Que la parole du Christ habite parmi vous » – nous vient de la lettre de saint Paul aux Colossiens. Paul nous invite à laisser cette Parole habiter au cœur de nos vies, de nos familles et de notre communauté : qu’elle nous nourrisse, nous unisse et nous transforme.
Dans l’Évangile de ce jour (Mt 4,12-23), nous voyons Jésus commencer son ministère en Galilée : « Convertissez-vous, car le royaume des Cieux est tout proche ! » Il appelle les premiers disciples – Pierre, André, Jacques et Jean – qui laissent tout pour le suivre. La Parole de Dieu, quand elle est accueillie, provoque un départ, un changement de vie, une lumière qui se lève sur nos zones d’ombre.
En ce dimanche, prenons le temps :
- d’écouter vraiment la Parole proclamée pendant la messe,
- de la méditer personnellement (peut-être avec la lecture de la semaine),
- de la laisser habiter nos cœurs pour qu’elle porte du fruit dans nos relations, nos choix, notre façon d’aimer.
Puissions-nous, comme les premiers disciples, répondre avec générosité à l’appel de Jésus : « Venez derrière moi ! »
Belle fête de la Parole de Dieu à tous !
Que le Christ, Parole faite chair, demeure vraiment au milieu de nous.

En ce dimanche qui suit l’Épiphanie, nous célébrons la fête du Baptême du Seigneur. Avec cet événement au bord du Jourdain, le temps de Noël s’achève en beauté : Jésus, adulte, se manifeste une nouvelle fois au monde, non plus comme un enfant fragile dans une crèche, mais comme le Fils bien-aimé du Père, prêt à commencer sa mission publique.
L’Évangile selon saint Matthieu nous montre une scène pleine d’humilité et de surprise. Jésus vient de Galilée pour se faire baptiser par Jean le Baptiste. Jean s’écrie : « C’est moi qui ai besoin d’être baptisé par toi, et c’est toi qui viens à moi ! » Mais Jésus répond : « Laisse faire pour le moment, car il convient que nous accomplissions ainsi toute justice. » En entrant dans l’eau, Jésus, qui n’a pas de péché, se solidarise pleinement avec nous, pécheurs. Il prend sur lui notre condition humaine pour nous ouvrir le chemin du salut.
Puis, quand il remonte de l’eau, les cieux s’ouvrent, l’Esprit Saint descend comme une colombe, et la voix du Père retentit : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui je trouve ma joie. »
Ces paroles ne s’adressent pas seulement à Jésus. Elles résonnent aussi pour chacun de nous. Par notre propre baptême, nous sommes devenus enfants adoptifs de Dieu. Le Père nous regarde avec la même tendresse et nous dit : « Tu es mon enfant bien-aimé. » L’Esprit Saint nous a été donné pour nous guider, nous fortifier et nous envoyer en mission.
Aujourd’hui, prenons le temps de rendre grâce pour notre baptême. Peut-être l’avons-nous reçu tout petit, sans nous en souvenir. Peut-être l’avons-nous demandé adulte, en pleine conscience. Dans tous les cas, il est la source de notre vie chrétienne. Il nous a plongés dans la mort et la résurrection du Christ pour que nous vivions en enfants de lumière.
En ce début d’année, renouvelons notre engagement baptismal : rejeter le péché, croire en Dieu Père, Fils et Esprit Saint, et vivre comme des témoins joyeux de l’Évangile dans notre quotidien – en famille, au travail, dans nos relations.
Que cette fête nous remplisse d’espérance et nous pousse à être, comme Jésus, des serviteurs humbles et aimants.
Bon dimanche à tous


Ce week-end ( 6 - 7 décembre) , nous célébrons sainte Barbe, protectrice des pompiers, des mineurs et de tous ceux qui risquent leur vie face au feu et aux dangers.
À cette occasion, deux messes spéciales seront célébrées avec et pour nos sapeurs-pompiers :
- Samedi 6 décembre à 18 h 00 – Église de Reiningue
- Dimanche 7 décembre à 10 h 00 – Église de Galfingue
Pompiers, anciens pompiers, jeunes sapeurs-pompiers, familles et amis : vous êtes tous les bienvenus ! Venez entourer ceux qui se dévouent sans compter pour notre sécurité.
Une intention de prière particulière leur sera dédiée.
Que sainte Barbe veille sur eux et que Dieu les accompagne dans leur belle mission ! 🚒

15h00 : Heure Sainte avec adoration du Saint-Sacrement, un temps de prière animé et méditatif, rythmé par des chants et des moments de recueillement silencieux.
16h00 : Messe du premier vendredi, pour approfondir notre union avec le Christ.

Dimanche 30 novembre Nous commencerons le temps de l’Avent par notre messe unique et communautaire à Lutterbach à 10 h, suivie d’un temps convivial.
Que ce temps de l’Avent soit pour nous tous un temps de grâce et de fraternité !
Soyez tous les bienvenus !
Hier, nous fêtions la fête de Tous les Saints comme une porte qui s’ouvre et nous dévoile un peu de la splendeur et de l’allégresse du Royaume des cieux qui est promis à ceux qui vivent leur vie à la lumière des Béatitudes. « Heureux êtes-vous … ! » Quand Jésus proclame la charte du monde nouveau, Il peint le portrait de l’homme passé au creuset des épreuves incontournables de la vie : la pauvreté, les larmes, la violence, l’injustice, la guerre, l’insulte… Tout y est ! Ceux et celles que nous évoquons aujourd’hui dans notre prière ont vécu toutes ces tristesses de la vie ou au-moins l’une ou l’autre. Et aujourd’hui, eux aussi ont rejoint cette rive sur laquelle ils ont été proclamés « Heureux, bienheureux … » car ils ont traversé la vie dans la confiance, dans l’espérance de ce Royaume où ils étaient attendus depuis toujours.
Aujourd’hui, nos ainés, notre époux ou notre épouse, notre enfant, qui sont partis, ont rejoint -nous le croyons fermement- la cohorte des « saints de la porte-d’à-côté » comme aimait les appeler le Pape François. Ils ont trouvé le chemin, peut-être en hésitant, peut-être en prenant des chemins de traverse que nous croyions mener nulle part… Mais aujourd’hui, ils nous font signe de l’autre rive où ils sont arrivés et où ils ont été accueillis par Jésus Lui-même, Lui « le Chemin, la Vérité et la Vie. »
Prenons le temps, au cours de cette journée, pour bénir le Seigneur de toute Vie pour le chemin de ceux qui nous ont quittés, pour ouvrir notre cœur à l’Espérance plus forte que toute mort. Jésus nous a donné une seule indication sur cette vie qui nous attend après la mort corporelle : « La Vie éternelle, c’est qu’ils Te connaissent Toi, le seul vrai Dieu. » Le paradis de Dieu, la Vie éternelle, c’est donc pour nous de nous tenir pour toujours dans la connaissance de cet amour créateur qui nous a fait advenir à la vie. Si nous avons passé notre vie à chercher et à approfondir cette connaissance de l’Amour, cette communion avec le seul vrai Dieu, nous pourrons plus vite « entrer dans ce débordement de joie, cette éternité de délices » (Ps 15 ) que le Seigneur promet à ses amis.
Prenons le temps avec et pour ceux qui sont déjà partis, le temps de nous ajuster ou plutôt de nous laisser ajuster par l’Esprit Saint aux ‘mœurs de Dieu.’
Geneviève
La solennité de la Toussaint nous invite, au seuil de l’hiver, à une nouvelle vision de la Vie qui dépasse et transfigure toutes nos tristesses, nos deuils et nos séparations, grâce à l’Espérance. En cette fin du Jubilé de l’Espérance, nous savons que l’Espérance chrétienne a un nom : c’est Jésus lui-même, notre unique Espérance. Sur ce chemin jubilaire, nous avons eu aussi l’occasion de contempler ce chemin vivant de l‘Eglise, ce chemin qui avance avec tous les hommes et femmes, qui aujourd’hui, à travers tous les continents, rendent ce chemin vivant et lumineux, éclatant de toutes les couleurs de notre planète. « Quelle profusion dans tes œuvres, Seigneur » (Ps 103)… Mais aujourd’hui, en cette fête de la Toussaint, souvenons-nous que nous avançons aussi avec l’Eglise du ciel : avec tous ces Saints et Saintes qui sont passés sur l’autre rive et nous font signe pour que nous ne nous trompions pas de direction. Ensemble, dans ce que nous avons coutume d’appeler la « communion des Saints », savourons la joie de voir unie l’Eglise du ciel et l’Eglise de la terre pour un même chant de louange au Dieu Trois Fois Saint. C’est aussi l’occasion de nous rappeler que tous les hommes sont appelés à la sainteté, par des chemins différents, parfois surprenants ou inattendus. La sainteté n’est pas une voie réservée à une élite : elle concerne tous ceux qui choisissent, pendant leur vie, de prendre comme boussole les Béatitudes que Jésus proclame dans l’Evangile de ce jour. Regardons les Saints que nous connaissons le mieux : nos Saints patrons et plus proche de nous : Maximilien Kolbe, Edith Stein, Padre Pio, Mère Térésa et, tout récemment, Carlo Acutis, Pier Frassati, … La vie de tous ces Saints est une véritable catéchèse pour nous et nous montre l’actualité de la Bonne Nouvelle et la présence agissante de l’Esprit Saint, dans notre vie aussi, si nous voulons bien Lui ouvrir la porte. Mais le chemin de sainteté est long, il dure toute la vie et nous avons besoin de la « petite fille Espérance » pour continuer le voyage !
En route pour être TOUS SAINTS !
Geneviève
« Montre-toi favorable au pécheur que je suis » Lc 18, 13
Le publicain a sans doute aujourd’hui notre sympathie.
A l’époque de Jésus, il était plutôt le symbole de la collaboration et d’impureté religieuse, extorquant souvent les contribuables, travaillant pour l’occupant romain et complice d’un empereur considéré comme un « Dieu ».
Bref tout pour plaire !
Mettant en scène un pharisien, « quelqu’un de bien » selon les codes, et un publicain, Jésus met en garde contre la tentation de complaisance et de suffisance si nous pensons que nous faisons comme « il faut » dans notre pratique religieuse.
Il vaut mieux se demander comment est notre cœur et apprendre à trouver le chemin de notre cœur, rappelait parfois le pape François.
En toute humilité, nous pouvons crier : « Mon Dieu, aie pitié du pécheur que je suis ».
Jaqueline

Alors que la vie humaine dure plus longtemps qu’autrefois, bien des évènements imprévisibles se présentent dans notre parcours de vie. Tout va plus vite, les engagements sont moins durables. Les CDD progressent aux dépens des CDI. Tout devient « fluide » et « flexible ». L’engagement durable dans bon nombre de domaines bouleverse notre quotidien. Les évolutions et les changements peuvent se succéder de manière brutale et accélérée. Devant les aléas et la dureté de la vie, devant les épreuves dans le domaine du travail, du couple, il faut rebondir mais beaucoup perdent pied, baissent les bras, se laissent envahir par le découragement. Et il en va de même en ce qui concerne la foi. Alors qu’elle pouvait être stable et enracinée pour toute une vie, elle se fait volage et change au gré des courants d’idées ainsi que des sentiments et des relations. Comment parler encore de persévérance ? Et c’est bien ce mot persévérance qui sera le fil conducteur des textes liturgiques de ce dimanche. Dans le psaume 120 où nos ancêtres croyants en pèlerinage montaient à Jérusalem. Ils chantaient ce psaume qui évoque le chemin de plusieurs jours ou semaines qu’ils avaient à faire, En quittant leurs maisons, ils souhaitaient pouvoir y revenir sains et saufs tout en affrontant de nombreux obstacles. Ils comptaient sur Dieu, levaient leurs yeux vers lui qui « ne dort pas, ne sommeille pas, et les garde au départ et au retour. » . Dans le texte de l’Evangile, Jésus dit une parabole pour montrer à ses disciples qu’il faut toujours prier sans se décourager. Lui-même un peu découragé. Il pose et se pose une question de taille : Qu’adviendra-t-il des humains si la prière, la foi, l’espérance et l’amour s’éteignent sur la terre ? La première lecture tirée du livre de l’Exode y fera également référence. Le peuple d’Israël traverse le désert attaqué par des ennemis. Un peuple d’esclaves, partis en hâte, sans armes, sans provisions, en quête d’un avenir et d’une terre de liberté sera une proie facile pour tous les prédateurs. Courageusement, Moïse invite son peuple au combat et donne des consignes à Josué (le même nom que Jésus). Pas question de rester inerte. Il faut combattre et résister, même si la victoire est incertaine.
La persévérance est également ce combat et cet engagement pour laquelle la mission universelle se mobilise. La Semaine Missionnaire Mondiale nous le rappelle chaque année. Elle appelle les catholiques à la prière et au partage, pour soutenir la vie et la mission des Églises locales du monde. Tout cela nous donne cette force de persévérer dans la confiance en Dieu parce que Dieu persévère dans sa confiance en l’homme. (Jean)
L’écoute
Dans un monde qui a tendance à se cloisonner, où la technologie prend le pas sur les relations humaines, l’écoute devient essentielle.
On peut discerner trois piliers de l’écoute : l’écoute de soi, l’écoute des autres, l’écoute de Dieu.
« Si Dieu a créé l’homme avec deux oreilles et une bouche, c’est parce qu’il est deux fois plus difficile d’écouter que de parler. »
« Il faut écouter. Écouter ce qui vient de nos profondeurs, écouter les autres, les événements, la parole biblique... Car à travers le cosmos, les autres ou les évènements, Dieu parle. Il n'emploie pas nos mots humains, il s'exprime tout à fait différemment, dans un langage symbolique qu'il faut apprendre à décrypter.
Il parle. Et si j'y porte attention, si j'écoute, si mes réticences ne sont pas trop fortes, je me coule dans l'impulsion divine ». Extrait : Benoît M. Billot. Le chemin de Tobie. Initiation et guérison
Prenons conscience de l’importance d’écouter.




