Une vraie promesse de moisson, mais les ouvriers se font rare, déjà il y a plus de
2 000 ans. Aujourd’hui encore les ouvriers se font de moins en moins nombreux,
fragiles, débordés, en questionnement ….
Mais, ils sont là, ceux qui ont entendu l’appel de Jésus.
Jésus nous appelle personnellement, pas en groupe, mais par notre prénom, et il nous envoie chacun de nous en mission. De tout temps, la mission a été vitale, car la proximité du Royaume de Dieu ne fait aucun doute pour Jésus. Elle n’est pas liée à nos efforts, le Royaume nous est donné !
La question est de savoir si nous avons l’audace d’accueillir cet appel pour aller vers les brebis en errance, perdues, en questionnement, en fragilité, en doute …
Les vacances d’été arrivent pour beaucoup, c’est une belle opportunité, pour répondre : « Oui » à l’appel de Jésus pour que la moisson soit abondante !
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À ce stade, certains s'émerveilleront de son inventivité, d'autres peut-être se désoleront qu'il n'ait pas plutôt choisi le bretzel ou la paire de knacks (nos célébrations en auraient été transformées !).
Mais la première lecture nous remet sur le droit chemin : le pain descendu du ciel, littéralement, c'est la manne qui, au désert, sauve le peuple en perdition.
L'image du pain n'a donc pas été choisie au hasard : elle puise ses racines au plus profond de l'expérience du peuple de Dieu. De même que la manne a été la réponse à une situation de détresse objectivement sans issue, Jésus est la réponse du Père à la situation de l'humanité.
Chacun traverse son propre désert, chacun est confronté à ses propres impasses, mais même si, comme le peuple élu, on se désespère et on perd courage, le Seigneur n'est jamais loin.
Comme les Hébreux découvrant la manne, laissons-nous surprendre par ce qu'Il nous réserve pour nous conduire sur des chemins inconnus.
Bruno

Fêtée une fois par an, la Trinité imprègne la vie chrétienne. La prière eucharistique se conclut par une formule trinitaire, qui donne le sens de tout le mystère chrétien: « Par lui (le Christ), avec lui et en lui, à toi, Dieu le Père tout-puissant, dans l’unité du Saint-Esprit, tout honneur et toute gloire pour les siècles des siècles ».
Ce mystère est le cœur de notre foi, il peut éclairer notre quotidien et transformer notre vie.
- Le Dieu auquel nous croyons est un Dieu en relation.
- Dans la Trinité, il n’y a ni jalousie, ni compétition, ni domination.
- Jésus nous dit que l’Esprit « vous conduira dans la vérité tout entière ». C’est une parole de confiance.
Vivre à l’image de la Trinité, c’est devenir des hommes et des femmes de communion : dans nos familles, en cherchant l’unité malgré les tensions ; dans nos communautés, en valorisant les charismes de chacun ; dans la société, en devenant des ponts plutôt que des murs.

Aujourd’hui, nous célébrons la Pentecôte, naissance de l’Église. Cinquante jours après Pâques, l’Esprit Saint descend sur les Apôtres rassemblés au Cénacle. Un vent violent et des langues de feu manifestent sa présence puissante. La peur fait place à l’audace, le silence à la proclamation, et la division des langues devient unité.
L’Esprit Saint ne supprime pas les différences, il les unifie. Il fait de nous un seul Corps, le Corps du Christ, où chacun reçoit des dons pour le bien de tous.
Jésus ressuscité souffle sur ses disciples et leur dit : « Recevez l’Esprit Saint ». Par ce souffle, il recrée l’humanité et nous donne le pouvoir de pardonner les péchés.
Aujourd’hui encore, l’Esprit Saint veut venir en nous. Il est notre Défenseur, notre Consolateur et notre force. Demandons-lui de renouveler notre foi souvent tiède, d’enflammer nos cœurs et de nous rendre courageux témoins du Christ.
Viens, Esprit Saint ! Remplis les cœurs de tes fidèles et allume en eux le feu de ton amour.
Que Marie, présente au Cénacle, intercède pour nous.
Bonne fête de la Pentecôte !

Nous voilà, en ce 7ème dimanche de Pâques, entre deux grandes fêtes : l’Ascension et la Pentecôte. Ce jeudi 14 mai, nous venons de fêter l’Ascension, le départ de Jésus pour rejoindre son Père, 40 jours après Pâques. Dans la finale de l’Evangile de Matthieu, Jésus donne deux paroles à ses disciples et donc à nous aussi : - d’abord, un envoi en mission : « Allez, de toutes les nations, faites des disciples ! » et une parole de réconfort : « Moi, je suis avec vous tous les jours et jusqu’à la fin du monde ! » Ces deux paroles fondent notre être chrétien : c’est parce que nous pouvons compter sur l’amour de Jésus, à chaque instant, que nous pouvons annoncer la Bonne Nouvelle, avec force et courage.
Et voilà qu’aujourd’hui, Jésus ne s’adresse pas à ses disciples, ni à nous non plus ! L’heure est grave : Jésus s’adresse à son Père et Il prie pour nous. Réalisons-nous que Jésus a prié pour nous, pour chacun de nous, il y a 2000 ans, tant Il savait que les difficultés et les dangers qui allaient se présenter à nous, seront multiples et importants pour nous qui suivrons Jésus. Le monde est hostile, il l’était pour ses disciples, il l’est pour nous aujourd’hui. Aussi, Jésus prie pour nous qui sommes dans le monde, un monde où domine le refus de reconnaitre Dieu. Et pourtant, nous sommes dans ce monde, mais nous ne sommes pas obligés d’être du monde, d’être « mondains » martelait le Pape François. « Je prie pour eux », dit Jésus et sa prière donne fécondité à ce que nous faisons par chacun de ces petits gestes que nous posons tout au long du jour. Surtout que Jésus nous livre un secret à nous qui essayons de vivre en communion, avec Dieu, à nous qui essayons d’être ami de Jésus, toujours un peu mieux et un peu plus. « La vie éternelle c’est qu’ils Te connaissent Toi le seul vrai Dieu et Celui que Tu as envoyé Jésus le Christ. » Oui, la vie de communion avec Dieu commence ici et maintenant, cette vie sans fin en union avec Jésus nous happe dès que notre cœur s’ouvre à Dieu et aux besoins de nos frères. Cette vie sans fin, d’union à Jésus, a pour nom l’Amour avec un grand A. Laissons-nous aujourd’hui toucher et aimer par Jésus en prière. Ainsi notre cœur se dilatera et sera prêt, le jour de la Pentecôte, à laisser entrer la bourrasque de l’Esprit Saint qui nous entrainera sur les routes de l’évangélisation, faisant de nous des disciples-missionnaires.
Geneviève

Le jeudi de l’Ascension c’est le quarantième jour après Pâques, un nombre symbolique, comme les quarante jours au désert. À Noël, on annonce la bonne nouvelle de l’avènement de Jésus ; à Pâques, on annonce la bonne nouvelle de la résurrection de Jésus ; à la Pentecôte, on annonce la Bonne nouvelle de l’avènement du Saint Esprit. Ce que Jésus nous promet en cette fête de l’Ascension ? la force de l’Esprit qui nous est nécessaire pour vivre comme ses témoins.
C’est aussi nous mettre en marche à la suite de Jésus, à devenir des pèlerins en prenant notre bâton de marche et en parcourant les routes du monde. Jésus est là pour nous montrer le chemin, pour nous aider, il est là avec nous tous les jours jusqu’à la fin du monde. « Je suis avec vous, tous les jours, jusqu’à la fin des temps. Vous êtes en moi et je suis en vous » La fête de l’Ascension est donc porteuse d’espérance, pour nous, aujourd’hui. Avec le Père, elle nous appelle à croire et à aimer ; avec le Fils, elle nous invite à la prière et la solidarité ; avec l’Esprit, elle nous comble de la grâce et de la présence du Seigneur, pour toujours ! Forts de tout cela, nous devenons des missionnaires, des envoyés et des témoins. « Allez donc ! De toutes les nations faites des disciples, dit le Seigneur, moi je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin du monde » ! Allons ensemble, prenons l’initiative et osons, parce que l’amour de Dieu ne connaît pas de frontières : Jésus, aujourd’hui, nous envoie, au-delà de toutes les frontières, jusqu’aux extrémités de la terre. Portons-en ce jour dans notre prière la profession de foi de Suzanne, Elsa et Isabelle au sein de notre communauté de paroisse. Accompagnons ces jeunes qui ont cette foi encore fragile pour leur transmettre une foi forte et profonde. A nous et à leur famille de les inviter à grandir, à espérer en elles accompagnées de Celui qui ne nous laissera jamais sur le bord de la route.
Belle fête de l’Ascension à chacune et chacun !
Jean Baumgartner

En ce dimanche, la Parole de Dieu nous ouvre à l’espérance et à la présence fidèle du Seigneur au cœur de notre vie. Jésus annonce à ses disciples qu’il va retourner vers le Père, mais il leur promet aussi un « Défenseur », l’Esprit Saint, qui demeurera toujours avec eux. Ainsi, même dans les moments de doute, de solitude ou d’épreuve, le chrétien n’est jamais abandonné.
Dans les Actes des Apôtres, nous voyons la joie naître là où la Parole est accueillie. Philippe annonce le Christ en Samarie, et les cœurs s’ouvrent à la foi. La présence de l’Esprit transforme les vies et rassemble les croyants dans une même communion. Aujourd’hui encore, le Seigneur agit dans son Église et dans notre monde lorsque nous accueillons sa Parole avec confiance.
Le Jour du Seigneur est précisément ce temps privilégié où la communauté chrétienne se rassemble pour écouter Dieu parler à son peuple, célébrer l’Eucharistie et renouveler son espérance. Le dimanche n’est pas seulement une habitude religieuse : il est la rencontre vivante avec le Christ ressuscité. En prenant du temps pour Dieu, pour la prière, pour la fraternité et pour le repos du cœur, nous laissons l’Esprit Saint renouveler notre vie.
Que cette célébration dominicale nous aide à garder les commandements du Christ dans l’amour, la douceur et la fidélité. Alors nous découvrirons, nous aussi, que le Seigneur demeure en nous et qu’il continue de manifester sa présence au milieu de son peuple.
Bon dimanche à tous, dans la joie du Christ ressuscité.

« Que votre cœur ne se trouble pas. Mettez votre foi en Dieu, mettez aussi votre foi en moi ... Je pars vous préparer une place.
Quand je serai parti vous préparer une place, je reviendrai et je vous emmènerai auprès de moi … Je suis dans le Père et le Père est en moi. Vous êtes en moi et moi en vous. »
Tu vas vers ton absence comme une mère en partance, soucieux de ne rien perdre de ce que tu as donné, soucieux que se perpétuent nos croissances.
Nous sommes devant ton silence comme des enfants, devant la nuit, inquiets de perdre pied, inquiets des ombres qui menacent notre confiance.
Mais tu n’as qu’une Parole et tu nous l’as donnée.
Tu ne l’emportes pas avec toi sur le chemin où nous ne pouvons pas te suivre, tu la déposes en nous comme un gage de retrouvailles.
Dépositaires de tes plus grands trésors, tu fais de nous les gardiens de ta Lumière, les veilleurs de ton indéfectible Présence au cœur du monde.
Viennent la nuit et son cortège de peurs et tu nous donneras par la foi, le pouvoir de faire résonner ta voix dans le silence.
Marion Muller-Colard

Quel paradoxe ce dimanche des Rameaux ! Nous y vivons deux moments forts : un moment de lumière et un moment de ténèbres. On peut y voir le passage en raccourci de notre vie humaine avec ses moments de bonheur et ses moments d’épreuve.
Mais dans l’existence de Jésus, il y a quelque chose de décisif qui fait le lien entre ces deux moments, c’est son amour pour nous. Pour lui en effet, le passage de la gloire à l’humiliation est le fruit d’un choix délibéré d’aller jusqu’au bout dans l’œuvre que le Père lui a donné à accomplir.
Mais peut-être que pour nous, ce lien entre les moments heureux et les moments malheureux est bien moins évident : dans les moments de bonheur nous oublions souvent de rendre grâce, et dans les moments d’épreuve nous sommes tentés d’oublier de nous tourner vers Dieu. Tout cela peut nous perturber, nous bousculer …
Alors réveillons notre capacité de courage, notre capacité de don. Même si nous ne pouvons pas prétendre arriver au sommet que le Christ a atteint dans l’offrande de Lui-même, acceptons de nous déplacer intérieurement, de sortir de notre zone de confort.
En ce dimanche des Rameaux Jésus est acclamé par les foules en entrant à Jérusalem, jugé, puis condamné et mis à mort. Tout ce chemin n’est que le fruit de son amour pour nous. Un don, un amour qui va jusqu’au bout, jusqu’à la croix.
En cette semaine sainte vivons pleinement notre foi au Christ de Pâques avec l’espérance que toute sa lumière transformera notre monde. Le bois sec de la Croix va devenir le bois de l’arbre de vie !
Jean





